Espace Cinéma

L’espace cinéma accueille tout le week-end, des projections de films, de documentaires et de courts-métrages, mais aussi des débats. Il est situé dans l’espace culture près de la librairie et d’une exposition consacrée aux affiches de l’avant-garde russe (1917-1930).

Des réalisateurs, des spécialistes et des citoyen.ne.s engagé.e.s animent et présentent chacune des projections.

 

Samedi 25 novembre :

10h30-12h  FILM  Le cuirassé Potemkine” de Sergueï EISENSTEIN. 1h12/Russie/1925

Un épisode de la Révolution russe de 1905 : l’équipage d’un cuirassé, brimé par ses officiers, se mutine et prend le contrôle du navire. Arrivés à Odessa, les marins sympathisent avec les habitants qui se font brutalement réprimer par l’armée tsariste…

 

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La projection sera animée et présentée par Judith QUENTEL en lien avec l’exposition d’affiches de l’avant garde russe : « 1917/1930  La grande utopie »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=89979.html

 

14h/15h  DOCUMENTAIRE PERSISTING DREAMS de Côme LEDESERT 25’/Allemagne/2015

Toni est pêcheur à Lampedusa. Il voir des hommes, des femmes et des enfants arrivant d’un autre continent. Qui sont ces migrants qui arrivent par la mer ? À travers le témoignage de Toni, entrecoupé d’animation qui souligne son rôle de témoin obligé, ce documentaire nous invite à questionner notre perception des migrants en Europe – entre nos fantaisies tenaces, la réalité de Toni et leurs rêves persistants.
La projection sera suivie d’un état des lieux dans le Morbihan avec Anita KERVADEC de l’association Réseau Education Sans Frontière (RESF)

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http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/46754_1

15h30/16h15  

Film documentaire  LANGOUSTE ROUGE : LA RECONQUÊTE  Romain Le Bleis  France/ 2016 /10′ 

Des pêcheurs ont engagé un programme de restauration de la langouste rouge. A partir de la création d’un cantonnement où cette pêche est interdite, ils ont multiplié les mesures de restriction, sans interdire la pêche pour éviter de pénaliser les pêcheurs. Le programme commence à porter ses fruits. L’enjeu financier est important pour conforter la pêche artisanale.

Film documentaire Les thons se ramassent à la senne de Thierry Le Vacon   France / 2016 / 26’ suivi d’un échange avec le public

Le Sterenn de Concarneau pêche le thon au large du Gabon et vend sa pêche en Côte d’Ivoire. Le réalisateur a embarqué avec des marins de Concarneau qui travaillent pour l’armement CFTO (Compagnie française du thon océanique) dans le golfe de Guinée.  Il interroge  sur la pêche responsable, les invendus qui alimentent le marché local, le rôle des DCP et des bouées. Quel devenir pour cette pêche tropicale bretonne ?

15h15/16h30 DEBAT avec les frères Bocquet : annulé

Les deux parlementaires communistes, ont pris la plume pour enquêter sur l’évasion et l’optimisation fiscales, qui participe à la destruction des démocraties et à l’accaparement inégalitaire des richesses. Nous voulons que cette question soit au cœur d’un débat mondial, avec la tenue d’une conférence internationale, d’une COP dédiée à la fiscalité afin de lutter contre ce fléau planétaire, explique Éric Bocquet. Leur lutte contre l’asservissement des peuples devait passer par la rédaction d’un ouvrage pédagogique, qui présente l’ampleur du problème et propose des solutions. Ils ont réussi, à en croire Jean Ziegler, qui, dans la préface de l’ouvrage, affirme que ce livre est une arme efficace dans la lutte contre l’ordre cannibale du monde.

16h30/17h30 COURTS-METRAGES de Ciné-Archives

Sélection de courts-métrages de Ciné Archives présenté par Tanguy PERRON à l’occasion de la sortie du dernier coffret Dvd “Grands soirs et beaux lendemains, 1945 à 1956 le cinéma militant de la Libération à la Guerre froide”.
Réalisés sous l’égide du PCF et de la CGT, les vingt courts métrages réunis dans ce coffret proposent une traversée du cinéma militant de 1945 à 1956. Aux années de la Reconstruction et des conquêtes sociales, avec la mise en place du programme du Conseil national de la Résistance et l’arrivée de ministres communistes au gouvernement, succèdent des luttes sociales violemment réprimées, notamment celles des mineurs en 1948.
La bataille idéologique fait rage, incitant les réseaux communistes et cégétistes à mettre en place des contre-actualités filmées et le cinéma français à se mobiliser face à la concurrence américaine.
Pour la plupart interdits par la censure à leur sortie, ces films sont pour la première fois disponibles en DVD et disponibles à la vente à l’espace librairie. 
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http://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html

 

18h DEBAT-RENCONTRE avec la JC 35 : « Les coups de la domination masculine », débat organisé dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

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Dimanche 26 novembre :

10h30 FILM “L’homme à la caméra” de Dziga VERTOV / 1929/1h08/Russie

La petite ville d’Odessa s’éveille. Un jour comme les autres s’annonce. « L’homme à la caméra » sillonne la ville, son appareil à l’épaule. Il en saisit le rythme et, à travers lui, celui des vies qu’il croise. Sans parole ni sous-titre, sans acteur ni décor, le film est d’une grande richesse formelle et le montage y joue un rôle central. Film fondateur du Kino-Glaz (ciné-oeil), L’Homme à la caméra est une démonstration, visant à prouver que le cinéma, quand il s’éloigne du récit, est le seul à pouvoir rendre compte de la réalité.
Passage obligé pour tous les étudiants en cinéma, L’Homme à la caméra de Dziga Vertov (1929) ressemble à une sorte de documentaire expérimental, à mi-chemin entre manifeste politique et cinématographique. Au-delà d’un simple hymne au communisme, L’Homme à la caméra offre une réelle réflexion sur l’image et son statut.

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14h-15h30 DOCUMENTAIRE “L’affaire Salah Hamouri” de Nadir DENDOUNE 55’/France/2017,  en présence du réalisateur.

Ce film revient sur le sort de ce jeune franco-palestinien emprisonné près de sept années en Israël. Affaire peu connue, le journaliste a essayé de comprendre le silence des médias et des politiques français. La projection sera suivie d’un échange avec le réalisateur et journaliste Nadir DENDOUNE qui sera présent à l’espace culture à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, Un tocard sur le toit.
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 Pour aller plus loin : 

Qui est Sergueï Eisenstein ?
Sergueï Michaïlowitch Eisenstein est né à Riga en 1898 et mort à Moscou en 1948. En 1919, c’est dans l’Armée rouge qu’il fait ses premières armes dans le cinéma, comme réalisateur et comédien. Il s’intéresse de très près aux théories sur le théâtre, notamment le théâtre kabuki. En 1921, il rejoint à la troupe Proletkult ; en 1924, il entre au bureau moscovite des studios de production et de distribution Sevsapkino.
Son premier long métrage Grève date de 1925. Il se lance ensuite dans le projet Cuirassé Potemkine, projeté en première au théâtre du Bolchoï à l’occasion des commémorations du 20e anniversaire de la révolution de 1905. C’est également au Bolchoï qu’est donnée la première du film Octobre le 14 mars 1928, commémorant, lui, le 10e anniversaire de la Révolution d’octobre, mais qui n’a pu être achevé à temps. A partir de 1928, Eisenstein travaille au GTK (Ecole de cinéma de Moscou) et se consacre entièrement aux théories sur le cinéma et le montage. Son manifeste sur le film parlant est publié en 1928.
En 1930, Eisenstein accepte une invitation à Hollywood, où il fait notamment la connaissance de Charlie Chaplin, Upton Sinclair et Walt Disney. Son film Que Viva Mexico ! reste un projet inachevé, les producteurs du Mexican Film Trust ayant décidé de stopper le financement du film à la suite de plusieurs retards dans le tournage et de dépassements du budget. En 1932, il revient à Moscou via l’Europe de l’Ouest. En 1933, il est engagé comme réalisateur des studios moscovites Soyouzkino. En 1937, il est nommé professeur à l’Institut cinématographique GIK.
Eisenstein ne parvient pas non plus à terminer son film suivant ; les autorités soviétiques du cinéma donnent l’ordre de détruire le négatif de Le pré de Béjine. Eisenstein tente une réhabilitation politique avec un sujet patriotique : Alexandre Nevski. Mais, une fois encore, le film est victime de la grande histoire : après une première interdiction, il est utilisé comme objet de propagande soviétique contre l’occupation allemande en Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Eisenstein poursuit ses travaux de théoricien du montage et est fait membre de l’Ordre de Lénine en 1939. L’année suivante, il travaille au scénario d’Ivan le Terrible. Il est promu directeur artistique des studios Mosfilm. En 1945, première de la première partie d’Ivan le Terrible à Moscou, qui obtient le Prix Staline en 1946. La deuxième partie d’Ivan le Terrible est ensuite mise en chantier, mais, sur décision du Comité central du PCUS, sa sortie en salles est interdite. En 1947, il est nommé directeur de la section cinéma à l’Institut d’histoire de l’art de l’Académie des sciences de l’URSS. A 50 ans, Eisenstein meurt d’un arrêt cardiaque à Moscou le 11 février 1948.

source : http://cinema.arte.tv/fr/article/le-cuirasse-potemkine-de-serguei-eisenstein